Pour aller plus loin
- Diderot écrit : « Rendre la vertu aimable, le vice odieux, le ridicule saillant, voilà le projet de tout honnête homme qui prend la plume, le pinceau ou le ciseau ». Mais il déclare d'autre part : « Presque toujours ce qui nuit à la beauté morale redouble la beauté poétique. On ne fait guère que des tableaux tranquilles et froids avec la vertu ; c'est la passion et le vice qui animent les compositions du peintre, du poète et du musicien. » A l'aide d'exemples précis, empruntés à vos lectures, commentez et discutez ces deux affirmations apparemment contradictoires.
- Commentez les propos de Proust sur le Beau en littérature : Si l'on cherche ce qui fait la beauté absolue de certaines choses, on voit que ce n'est pas la profondeur, ou telle ou telle autre vertu qui semble éminente. Non, c'est une espèce de fondu, d'unité transparente où les choses, perdant leur premier aspect de choses sont venues se ranger les unes à côté des autres dans une espèce d'ordre, pénétrées de la même lumière. Je suppose que c'est ce qu'on appelle le vernis des peintres ?
- « L'erreur n'est pas quelque chose d'indifférent, un simple manque ou défaut : elle résulte d'une perversion de la connaissance (elle fait partie de la catégorie du mal, du morbide). Si toute erreur était simplement fausse, c'est-à-dire dépourvue de vérité, elle serait sans danger. Font partie de cette catégorie certaines affirmations auxquelles on ferait trop d'honneur en les qualifiant d'erreurs. C'est que l'erreur a, elle aussi, quelque chose d'honorable, elle contient toujours une part de vérité, une vérité déformée, pervertie, et ce sont ces traits déformés, défigurés de la vérité primitive qu'on retrouve ou dont on sent vaguement la présence même dans l'erreur qui rendent l'erreur si épouvantablement dangereuse. » SCHELLING.
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