Pour aller plus loin
- Molière a plusieurs fois protesté contre les critiques qui lui reprochaient de manquer aux règles. Il pensait, comme La Fontaine, comme Racine, que la première des règles était de plaire au public. Mais il affirmait en même temps que ces critiques se trompaient et qu'il écrivait des comédies « régulières ». Que pensez-vous de cette défense de Molière ?
- Expliquez et, si vous le jugez bon, discutez cette page de Georges Duhamel (Défense des Lettres, Mercure de France, 1937, 1re Partie, chapitre 3) : «La culture est fondée sur l'intelligence des phénomènes, des ouvrages et des êtres. Un esprit même vif et bien doué demeure toujours capable d'hésitation, de distraction, de stupeur momentanée, d'inhibition passagère. Un esprit même attentif a toujours besoin de revenir sur les données, les éléments, les arguments d'un exposé, d'un problème ou d'une discussion. L'acte de revenir en arrière en vue d'une compréhension meilleure s'appelle très exactement réflexion. L'homme qui lit s'arrête à toute minute et demande à réfléchir, c'est-à-dire qu'il souhaite de revenir sur ses pas, de reprendre un paragraphe et d'en refaire deux, trois, quatre, dix fois la lecture. Cette méthode est incompatible avec les arts dynamiques. Si nous entendons une symphonie dans un concert, si nous assistons à la représentation d'une tragédie, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Le livre est là pour nous permettre une réflexion différée mais indispensable. Si l'ouvrage est de qualité, nous demandons à le relire, à revoir de près certains détails, à consulter la partition du musicien. Au concert, au spectacle, nous prenons un plaisir. Avec le livre, nous faisons acte de culture véritable.»
- La première mort de l'Indochine française
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