Pour aller plus loin
- Dans la préface de Bérénice, Racine définit ainsi sa conception du tragique : Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie ?Quelle conception du tragique Racine défend ici ? Puis à partir des textes tragiques que vous connaissez, dites si vous trouvez vous-même ce plaisir dont parle Racine ?
- Dans L'ère du soupçon (1956), Nathalie Sarraute invite les lecteurs à « trouver dans la littérature cette satisfaction essentielle qu'elle seule peut leur donner : une connaissance plus approfondie, plus complexe, plus lucide, plus juste que celle qu'ils peuvent avoir par eux-mêmes de ce qu'ils sont, de ce qu'est leur condition et leur vie. » Cette phrase vous donne-t-elle une idée exacte des enrichissements que vous trouvez dans la lecture des œuvres littéraires ?
- «Les grands textes ne meurent pas parce qu'on n'a jamais fini de les approfondir : ils ne sont pas éternels, ils sont toujours actuels», écrit Jean Romain. Etes-vous de son avis ? Y a-t-il pour vous de «grands textes » (ou de grandes oeuvres dans d'autres domaines) que vous trouvez actuels, quel que soit leur âge ? Pouvez-vous expliquer d'où vient ce pouvoir de ne pas vieillir ?
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