Pour aller plus loin
- Madame de Staël écrit on 1800 dans De la Littérature (Première Partie, chap. 11 ) : « Ce que l'homme a fait de plus grand, il le doit au sentiment douloureux de l'incomplet de sa destinée. Les esprits médiocres sont, en général, assez satisfaits de la vie commune: ils arrondissent, pour ainsi dire, leur existence, et suppléent a ce qui peut leur manquer encore par les illusions de la vanité: mais le sublime de l'esprit, des sentiments et des actions doit son essor au besoin d'échapper aux bornes qui circonscrivent l'imagination. L'héroïsme de la morale, l'enthousiasme de l'éloquence, l'ambition de la gloire donnent des jouissances surnaturelles qui ne sont nécessaires qu'aux âmes à la fois exaltées et mélancoliques, fatiguées de tout ce qui se mesure, de tout ce qui est passager, d'un terme enfin, à quelque distance qu'on le place. » En quoi ces lignes sont elles un témoignage sur l'évolution de la sensibilité au carrefour du xviiie et du xixe siècle ? Sur quelle esthétique débouchent-elles ? Que pensez-vous de l'idéal ainsi formulé ?
- Quelles raisons y a-t-il d'admettre l'existence d'une vie psychologique inconsciente et quels rapports une pareille vie entretient-elle avec notre activité consciente.
- Que savez-vous de l'Essai sur les Révolutions anciennes et modernes (1797) de Chateaubriand ? Quelle en est l'idée maîtresse ? Peut-on dire que Chateaubriand se soit montré, dans cet ouvrage, un disciple de Rousseau ?
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