Pour aller plus loin
- Comparez les deux textes suivants en vous demandant notamment s'il y a ou non unité dans le mouvement «philosophique» du XVIIIe siècle : «Le programme de Voltaire et celui des Lumières : lutte contre toutes les tyrannies, celles des systèmes et celles des gouvernements, contre l'intolérance et le fanatisme, volonté d'agir pour assurer aux hommes le bonheur terrestre, en écartant le désespoir, le pessimisme (c'est le sens de l'adjonction de la lettre 25, Remarques sur les Pensées de M. Pascal). La philosophie se propose dorénavant comme un mélange, que les philosophes modernes trouvent souvent impur, de science, de morale, d'utilitarisme, d'audaces contre la religion et contre le despotisme ; au dix-huitième siècle, tout cela cohabite fort bien, et on a le sentiment d'une unité profonde, celle d'une remise en cause de tout le systèmes d'idées sur lequel on vivait, et qui dépendait essentiellement du christianisme. La silhouette du Philosophe, armé de son ironie, de sa méthode, de sa liberté de pensée, de son enthousiasme aussi, est campée.» (Laurent Versini, Le XVIIIe siècle, Littérature française, Presses universitaires de Nancy, 1988.) «Ce qui exprime la nature profonde de l'homme, sa vérité, ce sont désormais ses passions ; l'ordre logique de ses idées reflète un ordre biologique. Une double filiation s'affirme, qui constitue une double révolution intérieure : la raison devient dépendante de l'élan des passions, dirigé par la nature (et contrôlé par la société) ; l'esprit devient le fruit des sens et des organes, au lieu d'être la source originelle de toute perception et de tout jugement. Son âme faisait de l'homme un étranger dans le monde ; il devient présent au monde parce qu'il a un corps. Des sciences jusqu'alors dogmatiques peuvent se fondre en une anthropologie : non seulement la théologie, la logique, mais même la morale. Il n'existe plus de bien et de mal définis par la Révélation. Le bien et le mal sont définis par ce qu'exige ou ce que réprouve la nature ; mais aussi ce qui est utile ou nuisible à la société. Utilité, solidarité : voilà les maîtres-mots de la nouvelle morale. Car si l'homme est tout entier engagé dans sa condition terrestre, il est tout entier sociable, sa nature impliquant qu'il vive en compagnie d'autres hommes. La sociabilité est aussi inhérente à son être que ses passions ou la quête de son plaisir. Il doit être bon pour le monde comme le monde est bon pour lui. Reste que la Nature et la Société n'ont pas toujours les mêmes exigences. Beaucoup d'énergie intellectuelle et de virtuosité ont été dépensées, dans ces quelques décennies, pour résoudre des antinomies qui devenaient trop évidentes. L'essor du roman trouve sans doute là une de ses raisons profondes.» (Robert Mauzi et Sylvain Menant, Littérature française, le XVIIIe siècle, Arthaud, 1977.)
- Le néant. Pourriez-vous m'aider a trouver des textes ou des auteurs qui puissent m'etre utiles ?
- Commentez et discutez cette phrase de l'écrivain allemand Henri Heine sur l'inspiration el la création artistique : « Ce n'est que dans l'hiver qu'on reconnaît la, nature du printemps et c'est derrière le poêle qu'on retrouve les meilleures chansons de mai ».
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