Pour aller plus loin
- ... dans un Etat et sous un commandement pour lesquels la loi suprême est le salut de tout le peuple, non de celui qui commande, celui qui obéit en tout au souverain ne doit pas être dit un esclave inutile à lui-même mais un sujet. Spinoza, Traité théologico-politique, chapitre XVI. Commentez cette citation.
- Dans une conférence donnée en 1947, et qui ne manqua pas de provoquer un beau scandale, l'écrivain polonais Gombrowicz affirmait : «... J'avoue que les vers me déplaisent et même qu'ils m'ennuient un peu. Non que je sois ignorant des choses de l'art et que la sensibilité poétique me fasse défaut. Lorsque la poésie apparaît mêlée à d'autres éléments, plus crus, plus prosaïques, comme dans les drames de Shakespeare, les livres de Dostoïevski, de Pascal, ou tout simplement dans le crépuscule quotidien, je frissonne comme n'importe quel mortel. Ce que ma nature supporte difficilement, c'est l'extrait pharmaceutique et épuré qu'on appelle "poésie pure", surtout lorsqu'elle est en vers. Leur chant monotone me fatigue, le rythme et la rime m'endorment, une certaine "pauvreté dans la noblesse" m'étonne (roses, amour, nuits, lis) et je soupçonne parfois tout ce mode d'expression et tout le groupe qui l'utilise d'avoir quelque part un défaut.» En prenant appui sur des oeuvres que vous connaissez bien, vous direz si vous partagez ou non l'attitude de Gombrowicz à l'égard de la poésie.
- Ces théorèmes sévères ne sont pas intéressants par eux-mêmes; c'est que par eux-mêmes ils ne sont pas; il faut les faire et les soutenir. Mais cette lumière, alors, qu'ils montrent, est plus belle que l'aurore; c'est l'aurore de l'esprit. Propos sur l'éducation Alain, Emile-Auguste Chartier, dit. Commentez cette citation.
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