Pour aller plus loin
- L'homme est il par nature un animal religieux?
- André Breton écrit en 1924 dans le Premier Manifeste : «Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de surréalité.» Dans Légitime Défense, en 1926, il note : «Il est temps, nous continuons avec véhémence à l'affirmer, plus que jamais il est temps pour l'esprit de réviser certaines oppositions de termes purement formelles, telles que l'opposition de l'acte à la parole, du rêve à la réalité, du présent au passé et à l'avenir. Le bien-fondé de ces distinctions, dans les conditions déplorables d'existence en Europe, au début du XXe siècle, même du point de vue pratique, ne se défend plus un seul instant. Pourquoi ne pas mobiliser toutes les puissances de l'imagination pour y remédier ?» Il répète dans le Second Manifeste (Gallimard, 1930) : «Tout porte à croire qu'il existe un certain point de l'esprit d'où la vie et la mort, le réel et l'imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l'incommunicable, le haut et le bas cessent d'être perçus contradictoirement. Or, c'est en vain qu'on chercherait à l'activité surréaliste un autre mobile que l'espoir de détermination de ce point.» Breton insiste encore dans Les Vases communicants (Gallimard, 1932), où il nous demande de «jeter un fil conducteur entre les mondes par trop dissociés de la veille et du sommeil, de la réalité extérieure et intérieure, de la raison et de la folie, du calme de la connaissance et de l'amour, de la vie pour la vie et de la révolution». Les surréalistes vous semblent-ils avoir réussi dans cette recherche d'un «point suprême», d'un «signe ascendant» à partir duquel se réconcilieraient les contraires et se dépasseraient toutes les contradictions ?
- La beauté peut elle être l'objet d'un jugement ?
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