Fiche de révision : Le docteur Tronchili (1709-1781)

Un grand praticien. Théodore Tronchin naît à Genève dans une famille de banquiers que l'effondrement du système de Law ruinera. Envoyé en Angleterre à l'âge de 16 ans, il poursuit ses études à l'université de Cambridge. Passionné par la médecine, il gagne bientôt la Hollande pour suivre les cours de l'illustre Boerhaave. A l'issue de ses études, il s'établit à Amsterdam et devient président du collège de médecine et inspecteur des hôpitaux. H épouse peu après la petite-fille de Jean de Witt. Le stathouder lui propose en vain de devenir son premier médecin; Tronchin préfère retourner à Genève où on le nomme professeur honoraire. Tronchin combat avec acharnement les préjugés de la médecine traditionnelle. Il travaille avec ardeur à répandre la pratique de l'inoculation. Connue depuis longtemps en Afrique et en Asie, cette méthode a été rapportée de Constantinople en Angleterre par lady Montagu en 1673. L'inoculation préfigure la vaccination. Au moyen d'une lancette, on introduit le virus de la variole sous l'épiderme du patient pour le rendre réfractaire à la maladie. La majorité des médecins est encore hostile à cette méthode, qui n'est d'ailleurs pas exempte de danger.
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Un grand praticien. Théodore Tronchin naît à Genève dans une famille de banquiers que l'effondrement du système de Law ruinera. Envoyé en Angleterre à l'âge de 16 ans, il poursuit ses études à l'université de Cambridge. Passionné par la médecine, il gagne bientôt la Hollande pour suivre les cours de l'illustre Boerhaave. A l'issue de ses études, il s'établit à Amsterdam et devient président du collège de médecine et inspecteur des hôpitaux. H épouse peu après la petite-fille de Jean de Witt. Le stathouder lui propose en vain de devenir son premier médecin; Tronchin préfère retourner à Genève où on le nomme professeur honoraire. Tronchin combat avec acharnement les préjugés de la médecine traditionnelle. Il travaille avec ardeur à répandre la pratique de l'inoculation. Connue depuis longtemps en Afrique et en Asie, cette méthode a été rapportée de Constantinople en Angleterre par lady Montagu en 1673. L'inoculation préfigure la vaccination. Au moyen d'une lancette, on introduit le virus de la variole sous l'épiderme du patient pour le rendre réfractaire à la maladie. La majorité des médecins est encore hostile à cette méthode, qui n'est d'ailleurs pas exempte de danger.