Fiche de révision : Claude Monet (1840-1926)

Chef de file de l'impressionnisme. «Ce que je ferai aura au moins le mérite de ne ressembler à personne parce que ce sera l'impression de ce que j'aurai ressenti, moi tout seul», note Claude Monet. Le peintre rompt en effet avec les conventions picturales de son temps. La fidélité au sujet lui importe moins que la manière dont il le perçoit et le traduit. La réalité est changeante et il veut en fixer les manifestations éphémères: une lumière particulière, une fumée évanescente, le miroitement de l'eau. «...Ce que je cherche: l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière rendue partout», écrit-il. Cette démarche novatrice, mal comprise par le public, sera tout d'abord ridiculisée. Un journaliste, Louis Leroy, par ironie, qualifiera, en 1874, le travail de Monet d'«impressionniste». Le mot fera fortune et désignera cette nouvelle conception de la peinture dont Monet est le grand initiateur. Monet passe sa jeunesse au Havre où son père est épicier. Il vend très tôt ses premières œuvres à un encadreur chez qui il rencontre, en 1858, Eugène Boudin qui l'initie à la peinture de plein air. De retour au Havre, après son service militaire, il subit l'influence décisive de Jongkind. Puis il entre dans l'atelier de Gleyre où il rencontre Sisley, Renoir et Bazille. L'académisme du maître lasse pourtant ces jeunes peintres qui préfèrent bientôt exercer leurs talents d'après nature dans la forêt de Fontainebleau. Monet trouve peu à peu sa manière, comme en témoigne Femmes au jardin, une toile qui lui vaut l'admiration de Courbet.
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Chef de file de l'impressionnisme.
«Ce que je ferai aura au moins le mérite de ne ressembler à personne parce que ce sera l'impression de ce que j'aurai ressenti, moi tout seul», note Claude Monet. Le peintre rompt en effet avec les conventions picturales de son temps. La fidélité au sujet lui importe moins que la manière dont il le perçoit et le traduit. La réalité est changeante et il veut en fixer les manifestations éphémères: une lumière particulière, une fumée évanescente, le miroitement de l'eau. «...Ce que je cherche: l'instantanéité, surtout l'enveloppe, la même lumière rendue partout», écrit-il. Cette démarche novatrice, mal comprise par le public, sera tout d'abord ridiculisée. Un journaliste, Louis Leroy, par ironie, qualifiera, en 1874, le travail de Monet d'«impressionniste». Le mot fera fortune et désignera cette nouvelle conception de la peinture dont Monet est le grand initiateur. Monet passe sa jeunesse au Havre où son père est épicier. Il vend très tôt ses premières œuvres à un encadreur chez qui il rencontre, en 1858, Eugène Boudin qui l'initie à la peinture de plein air. De retour au Havre, après son service militaire, il subit l'influence décisive de Jongkind. Puis il entre dans l'atelier de Gleyre où il rencontre Sisley, Renoir et Bazille. L'académisme du maître lasse pourtant ces jeunes peintres qui préfèrent bientôt exercer leurs talents d'après nature dans la forêt de Fontainebleau. Monet trouve peu à peu sa manière, comme en témoigne Femmes au jardin, une toile qui lui vaut l'admiration de Courbet.